Méthodologie des attaques.

Méthodologie des assauts.

- Comment sont-ils passés ?

 - Comment les Alliés ont-t-ils fait pour passer au travers de ces lignes fortifiées redoutables ? Ils ont réussi à passer grâce au systême de " l' assomoir arithmétique" , de la connaissance guerrière des Français et Anglais, de la production industrielle, des expériences précédentes, et des méthodes de synchronisation des armes-artillerie-infanterie-tanks- aviation et transmissions , et aussi grâce à la technique nouvelle : le petit char Renault F.T ( et non FT 17)  " à 56.000 francs pièce". et également avec l ' épuisement de l ' ennemi :- en matières premières , - en effectifs : on embauche des soldats de 17 ans ! , et par le blocus : 500.000 civils morts de famine ou malnutrition dans.les empires centraux....Par contre , les Américains, " bleus " dans cette guerre, ont beaucoup souffert , en Argonne,du côté de Ariethal et Cunel ; voir le cimetière de Romagne ...

 ..... Exellente reconstitution du F.T, carcasse extraite de la Ligne Maginot ( où ?) , trains reconstitués, travaux par une équipe de Fismes; sitôt mis sur la rue , sitôt admiré , photographié..

   F.T de Fismes.  Wp 000802

  -Assomoir arithmétique : grâce à la mobilisation industrielle ; Clémenceau , qui vitupérait , quand il n' était que député, contre beaucoup de gens et d' idées, se lance , en tant que président du Conseil , dans " je fais la guerre, rien que la guerre"; les usines  qui sortaient 5000 obus de 75 mm par jour, en sortent 50.000 , ; au passage , il fait emprisonner le dérangeur , " embastiller" Caillaux le "pacifiste", fusiller Mata-Hari ( qui peut-être n ' y était pour rien , ou pour peu !);  et alors qu ' on était radin sur les productions de guerre , il fait commander " que" 3800 petits chars légers F.T ( que 3800).( " à 56.000fcs pièce"-wikipédia)  Et tout le reste est " du même tabac".( production quotidienne " au plus fort" , été 1918 : 170.000 coups/jour  de 75mm ).

  - Attaque de la Ligne : par écrasement et neutralisation par l' artillerie :

                           - action de l' artillerie lourde - 155 mm GPF en particulier- car tube trés précis- , sur la ligne des fortifications, pour aveugler, détruire, ou neutraliser les meurtrières ou ouvertures des blocs - en projetant des masses de terre qui obturent les ouvertures et les tranchées de communications et cisaillent les cables de téléphone; également : tirs de destruction des réseaux de fils de fer barbelés , quelquefois larges de 100 mètres , et destruction des barricades anti- chars ; ces barricades " de quat' sous", sont constituées de troncs d' arbres plantés dans le sol sur un mètre et dépassent de un mètre et demi du sol; ils sont liés avec des troncs -3 ou 4 -, mis horizontalement et crochetés avec des crampons de fer les uns aux autres ; l ' ensemble est quelquefois doublé et l ' espace entre les deux lignes d ' arbres est rempli de terre et cailloux; le char qui l ' aborde est obligé de " montrer son ventre" , peu épais, et donc trouable au  Panzer-Gewehr ou à la simple balle -tungstène de fusil . La même opération se déroulera en Normandie, Juin 1944, devant Caen , lorsque les Sherman se faisaient démolir en escaladant les " fossés" normands , qui sont en fait des petites buttes de un mètre de haut garnies de haies vives, constituant un obstacle de un mètre et demi de haut , ce qui faisait présenter aux tirs allemands le  "ventre  mou " du char ; la chose a été tournée en soudant en étrave  à l ' avant des chars des bouts de fers venant des "barrages anti-char Cointet" , récupérés; Le char éventrait carrément la haie-butte et passait au travers à l ' horizontale.  ( " C ' est pas nouveau ,tout çà !" ; çà n' est pas nouveau , ce genre de mur ! : il y a le même , en plus grand , à Bibracte : troncs d' arbres, caillasses,,pierres, crampons de fer , le tout , gaulois, ou celte, comme on veut , reconstitué)

                           - action de l ' artillerie légère, à savoir , le canon de 75 mm, afin d ' aveugler - ou d 'obliger les Allemands à se terrer dans les abris  , en projetant , lors de l' assaut des nappes et des gerbes de balles venant des obus à balles - "schrapnels"; Ces tirs s'effectuent en coordination exacte avec l'infanterie attaquante, afin que l'obus à balles tiré éclate juste à la verticale de la vague d' assaut, à quelques 30 à 50 mètres au dessus des têtes des soldats ( ! !) , ce , afin de projeter une gerbe de balles en plomb durci à une centaine de mètres devant les attaquants , " pour faire baisser le nez" aux attaqués !" Si l' éclatement de l' obus, donc , la projection de balles , est trop prôche des attaqués , la cible " arrosée" est trop petite , donc les Allemands sont peu gênés  ( sauf ceux qui "prennent tout dans la figure") , et si le coup est trop court - c'est à dire s 'il éclate trop loin des attaqués , il n' a aucun effet sur eux ; mais, par contre , ce sont les Français - attaquants- qui recoivent la décharge dans le dos - CF les drames par suite d'erreurs d'appréciation par les artilleurs, sur l' infanterie française au Chemin des Dames (  les gerbes de balles des 75 mm ont tué  presqu' autant de gens que les mitrailleuses allemandes ; et tout çà : " dans le dos" , par mauvaises observations des artilleurs français, dans la fumée , le brouillard , la poussière, mauvaises relations de transmissions, ou transmissions pas assez bonnes, etc. Cf " le gachis des généraux" de Pierre Miquel)..)       - En plus , alors qu ' avant l' artillerie se déplaçait peu, "suivait peu" l' infanterie, depuis quelques temps ( fin 1916) ,:- :" A chaque nouvel objectif atteint , l' artillerie était rapprochée" ( Henry Bordeaux - Figures de chefs); ce , afin de " coller au plus prés de l 'infanterie et de l ' aider au maximum par ses feux violents.". - Re : " union intime entre les bonds de l 'infanterie et les bonds du feu ; toujours le feu de l ' artillerie doit précéder l ' infanterie , et toujours l ' infanterie doit suivre d' aussi près que possible les déplacements du feu" page 136 .. N/ bas: Usage et effets des obus à balles,Cours d' artillerie-ESM-1939-1940...Appui d 'artillerie, Chemin des Dames, 16 Avril 1917, 6hes du matin , dans " stratèges et galeries" : " Néammoins , la progression avait été lente , et la barrage qui devait nous précéder de 80 mètres, devant les premières vagues , s 'était tellement éloigné que l ' ennemi avait plus fortement occupé les deuxièmes lignes".( tirs -explosions des obus- schrapnels, donc " 30 mètres au dessus de la tête," )( avec le contenant-obus, tiré-vidé de ses balles  qui tombe...là où il peut...) Note : le barrage roulant de feux d ' artillerie précédant la vague d 'infanterie  a été inventé par les Anglais - entre autres- pour la bataille de la Somme ,1er juillet 1916: puis  réutilisé par Nivelle  sur un front court : 4 à 5 km de large , pour reprendre Douaumont et Vaux en  octobre puis décembre 1916, pour beaucoup de gain , et " peu " de tués ( 500 tués !!); - mais  , réutilisé sur plus de 80  km de front , au Chemin des Dames  par le même Nivelle , çà a tourné à la catastrophe....( en plus de l ' attaque d 'une petite falaise, en surplomb , creusée de creutes , bétonnée, Allemands-termites à depuis deux et demi, et qui ont transformé le dessous du Chemin des Dames en gruyère ..., et sans l ' effet de surprise...)   Mais : Page 129 " l'affaire du Chemin des Dames" d' Henri Castex : " la conception du trommelfeueur roulant précédant de 50 mètres les vagues d'assaut était  une dangereuse utopie...La vague est une chose incertaine ,qui se rue , qui s' arr^ete....Le mathématique brise l 'élan ou s ' éloigne sans plus couvrir".; en théorie , c ' est bien , en pratique , ? ....; tout celà était utile et quelquefois aléatoire - et meurtrier- tueries amies- par manque de radio et de synchronisation des armes - ce qui est une affaire de commandement , ou d ' Etat-Major ( le livre d ' Henri Castex n ' est  pas gentil pour le haut- commandement , à trés juste titre, et même sarcastique , méprisant , devant le manque d' imagination et surtout , devant " la non remise en question du commandement " )..

   Débouchoir pour obus à balles de 75mm/ La Pompelle. Wp 000971

   - Accroissement de la puissance de l ' infanterie:  - on est passé du fusil simple , un par fantassin , 150 husils par compagnie , à l 'utilisation massive du fusil-mitrailleur ( CSRG) , plus : modification de la structure organique de la compagnie ,de la section et des groupes de combat , en y incluant le lance-grenades V.B-Vivien Bessières , et en ajoutant au bataillon ( réduit) deux petits canons portables de 37 mm, trés efficaces contre les nids de mitrailleuses ( trés précis jusqu ' à 1500 mètres) ( canons portables en trois fardeaux d' une quarantaine de kgs chaque : - le tube et son berceau , l' affut bi- flèches et le bouclier) .( mais hélas , peu de transmissions si ce n 'est le coureur à pied- agent de transmission , le sifflet et le clairon  , et les fanions à main, et le pigeon ).

    Dans Pierre Miquel , " le gachis des généraux"( erreurs de commandement en 14-18 ), est mentionné le systême combiné d' artillerie- infanterie ( mais au Chemin des Dames,, traité dans le paragraphe , çà n'a pas marché du tout) :" Impossible d' avancer de cent mètres en trois minutes derrière le feu roulant de l' artillerie , comme l 'avait prescrit le général Mangin; le terrain était trop difficile" -( et la suite, propre au Chemin des Dames et aux erreurs :" Dés que le feu du canon prenait de l ' avance sur la marche du fantassin , les mitrailleuses légères portatives( ?!) allemandes sortaient de leurs abris et tiraient".)

      - A ajouter à l'action de l' artillerie , il faut ajouter l' action de l' observation , de la détection et de la contre- batterie , effectuée par l 'artillerie lourde , mais en particulier par les 155 mm GPF , dont l' allonge permettait d' aller chercher - et détruire- les pièces adverses , une fois les positions d ' artillerie ennemies repérèes ( au son , avec l ' outil ad-hoc , avec l ' avion et le ballon-saucisse). A titre d'exemple , dans les cimetières  allemands de l 'Argonne , des Ardennes , en dessous des noms des tués allemands , est inscrit  surtout : artilleur ,  et musketer, celui qui tient le gros fusil anti- char ) ....

                   - Action des petits chars jégers Renault F.T , dés que le terrain le permet ; accompagnement de ces chars par l 'infanterie, afin de déloger et-ou neutraliser les Allemands ; mais ces chars sont fragiles , peu cuirassés ( comme tous les autres , Schneider, St Chamond , ou Mark ii , III) ; et les musketer les attendent  avec les fusils- antichar Mauser K de 13,8mm , perceur de cuirasse. Tankgewehr. ( à condition que le musketer ne soit pas aspergé de balles de schrapnel) . De plus , les petits chars FT sont relativement rapides : 8 à 10 km/heure , par rapport aux 3 -4 - 5 kmh des chars lourds Schneider et St Chamond , ils sont plus agiles , offrant une cible deux fois à trois fois plus petite , et les Français ont appris ( à leur dépens) à attaquer en masse - Cf l' attaque de Villers-Cotterets , le 31 Mai 1918, au cours de laquelle 21 petits chars FT " transportés rapidement  en camions sur les lieux de l ' avancée allemande  , se sont précipités - en bloc sur l ' attaque allemande ; et tous les 21chars débarqués  ont ainsi dispersé et cassé la tête d' attaque allemande , stoppant net l'offensive générale. ( Wik).

  - Et , dans site " rosalielebel75.franceserv.com.blindés.htm" - précis-concis :" l ' A.S  BCL( bataillon de chars légers) était en relation radio avec l ' avion d' observation lui même en relation avec un groupe de 155 mmCTR !" : " çà , c 'est du précis , et du solide comme système militaire , et positif ; bizarre : çà n 'existait plus en 40 , ou si peu."...  ( le rythme imposé par l ' attaquant était vraiment trop rapide..)

   - Et puis ...et puis , de la même façon que la bataille de la Marne ( la 1 ère) a été gagnée grâce à divers évènements , dont - la résistance des Belges, qui ont résisté , fait péter ponts et tunnels , ce qui a entrainé que : - les casiers d' artillerie allemands étaient mal remplis ,( mais par contre " les gamelles allemandes étaient vides "), alors que , même si  les Français n' avaient plus que 400 coups de 75mm, dans leurs casiers - c' est peu !,  leurs gamelles étaient pleines ! ) ;  de plus , certains Allemands ont profité des caves de la Champagne, et  trop profité, ( certains Allemands , saouls-ronds ont été fusillés pour l ' exemple...) ; tout celà étant ajouté au grand revirement et au grand courage des Français , les Allemands se sont retrouvés en défaut.... De la même manière , en 1918 , les Allemands sont au bout du rouleau alors que les Français ont encore quelques troupes fraiches,- avec , en plus, des Américains tout neufs - ,; mais les Allemands , eux , n ' ont plus rien : ils viennent de puiser dans les classes 1921; ce qui fait envoyer au front , sous les décharges de schrapnels , des jeunes de 17 ans , même s'ils sont  bien entrainés!  Leur armée , qui , en 1914, passait triomphalement et pleine de morgue , dans Bruxelles , se délitait ; et , en plus , la révolution était installée dans l ' empire. - Voir , quant aux jeunes classes allemandes , "les contingents d' étudiants", cité dans  M. Meterlinck  " Invasion 14" : " les étudiants arrivaient  montaient au front - Paschoendale- en chantant "Victoria- Victoria" ; peu en redescendaient"....

  Et surtout , l' Allemagne est étranglée par le blocus maritime : plus de commerce maritime, plus d' exportation , plus d ' importation; les seuls produits extérieurs proviennent par la contrebande des Pays-Bas, qui achètent jusqu 'à quatre fois leurs besoins habituels , pour approvisionner l' Allemagne.( en faisant payer les produits au prix fort)

  De toutes façons , " s ' était fichu pour eux" : un membre de l ' Etat Malor impérial dit : " Il n ' y avait plus de possibilité de vaincre l ' ennemi par suite de l ' apparition sur le champ de bataille d ' un facteur décisif : le char d ' assaut" , site : " lesfrançaiaverdun-1916".

  N/ Usage et effets des obus à balles: ."..en général tiré fusant. Lorsque le projectile éclate , les balles ( 250 balles de 12 gr chaque) sont projetées vers l 'avant en une gerbe conique dont l ' axe  est la tangente à la trajectoire au point d ' éclatement et dont le 1/2 angle au sommet est d ' environ 20°......Un obus à balles de 75, tiré aux distances moyennes  (4000 m) bat efficacement une zone de " : elliptique de 150 m sur 20 m .. au lieu de 20 m sur 5m avec l 'obus normal-fusant-coup haut à une vingtaine de mètres de haut , dit " coup de hache" ( cours d' artillerie  1940 , Aix en Provence) .  Ce qui fait que les mitrailleurs allemands  qui viennent d' installer leur machine sur la dalle d' un petit bloc M.G ne réchappent pas - ou peu- à la gerbe meurtrière ! si , bien entendu , l' artilleur voit bien, régle bien son tir au bon moment et au bon endroit ; sinon  c ' est  la vague française qui prend toute la gerbe dans le dos....  " On peut conclure :que le tir à obus à balles est , en raison de l ' étendue de son action en profondeur , le tir le plus efficace contre le personnel à découvert". ( mais , par contre ," un petit écran: casque, cuirasse , tôle recouverte de 10 cm de terre ,sac à terre , annihilent l 'effet des balles")  ATT : manuscrit ! Donc : N.P.I , merci .

 - Pour un cours d' artillerie , taper "guerre14.e-monsite.com": " ya tout !"; .( et également plein de choses sur la 1ere G.M ...et  aussi ,ailleurs- dont sur les jardins...."où est-il allé chercher tout çà?") Salut l ' artilleur.

                

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